Ma vie a été remplie de terribles malheurs dont la plupart ne se sont jamais produits

Ou encore :

Qui craint de souffrir, souffre déjà de ce qu’il craint

Ces citations de Michel de Montaigne traduisent à quel point la place donnée aux projections négatives impacte directement la qualité de vie. Une vie traversée par une multitude de scénarios catastrophes et qui sont pour la majorité le pur fruit de l’imagination.

Alors pourquoi nous tournons-nous vers ces “prédictions” aux issues malheureuses ?

Bien sûr qu’il y a une vraie nécessité à pouvoir se projeter dans l’avenir pour mieux anticiper l’adversité. Nous redoutons d’être pris de court, d’être surpris par le destin et avons besoin d’en maîtriser un peu les vicissitudes. Ou devrais-je dire, de s’en donner l’illusion la majeure partie du temps.

Les trois problèmes qui se posent avec ce type de mécanisme :

1 – C’est que son attention est entraînée à se focaliser sur des perspectives négatives et qu’en règle générale, les pensées négatives entraînent des ressentis négatifs.

Et c’est là qu’apparaît l’anxiété. Ça vous dit quelque chose ?…

2 – C’est que le temps passé à essayer de régir l’avenir, c’est un temps en moins pour profiter pleinement du bonheur présent. Des tas de choses se déroulent pour le mieux dans ma vie, cependant, je tourne mon attention pendant quelques minutes plusieurs fois par jour sur ce qui pourrait advenir.

3 – C’est finalement que cette vie si courte est trop souvent vécue à travers le filtre de son imaginaire et non pas pleinement, consciemment. Une sorte de monde parallèle, pour le moins, pas très confortable.

Pour résumer, ce besoin de contrôler l’avenir pour mieux éviter les malheurs, vous plonge directement en immersion dans ces grands maux, au début imaginaires puis éprouvés (anxiété, mal-être).

Et comme bien souvent face à ce besoin de contrôler plus que de raison, l’un des “remèdes” est d’apprendre à lâcher-prise.

Ça vous faire sourire, n’est-ce pas ? 🙂

Et non, lâcher-prise ne signifie pas nier les problèmes du quotidien, ou faire comme si tout allait bien.

Lâcher-prise c’est comprendre que sur les aspects de sa vie impossibles à régir, il n’est pas nécessaire de rester en tension inutilement, au risque de s’épuiser.

Facile à dire c’est vrai, mais difficile à mettre en oeuvre au quotidien.

Quelques petites clés pour vous y aider :

1 – Repérer les moments où votre esprit divague vers ces anticipations.

2 – Percevoir ce que cela produit en vous (pensées, émotions, envies, réflexes).

3 – Vous poser les bonnes questions : Est-ce que je peux agir sur cette problématique ? Que puis-je faire ? Ou : Y’a t’il vraiment quelques chose que je puisse faire ?  Faut-il que je relâche la pression ici puisque je ne peux pas agir ?

4 – Ecrire. Ne laissez pas toutes ces pensées s’enkyster dans votre mental. Aidez-le à se libérer un peu en posant vos réflexions et si nécessaire vos tâches à accomplir sur papier.

5 – Reprendre contact avec l’instant présent. Certains exercices vus en séance pourront vous aider à revenir sur ce moment si précieux, d’en savourer tous les aspects. Ces exercices vous aideront aussi à prendre conscience des divagations de votre mental. Ceci requiert un vrai entraînement mental. Et plus vous pratiquez, plus vous en ressentirez les effets positifs.

6 – Tourner son attention sur ce qui va bien, sur le positif dans sa vie présente ou même passée à travers les souvenirs. Ce travail peut-être réalisé au cours des séances de sophrologie. Vous pourrez même apprendre à vous projeter positivement dans l’avenir pour inverser la tendance et vous entraîner à croire en vous et en vos capacités.

A la clé : Diminution de l’anxiété et du stress, sentiment de bien-être et petites voire grandes réjouissances quotidiennes. Et ça fait du bien !

Et n’oubliez pas que la vie, la vraie, n’attend pas.